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Monday, July 13, 2015

(Mini) craquage de slip ! Bis



EDIT : Oops .. figurez-vous que j'ai croisé sur mon chemin .. ma librairie d'occasion préférée ! Bon impossible de trouver le livre que je cherchais (à croire que certains auteurs restent définitivement dans les étagères, tant mieux pour eux!) mais j'ai trouvé d'autres pépites qui portent donc à 12 mes achats (oui Gab, 12...)

Un mini ce coup-ci mais du beau et du neuf ! La faute à ... personne ! Me voilà dans les rayons de la libraire, incapable de m'arrêter ! Et à la toute fin deux jolis cadeaux. De quoi bousculer mon été ! 


1. La colline des Potences de Dorothy M.Johnson : j'avais déjà adoré son premier recueil de nouvelles Contrée indienne aussi impossible de résister à cette nouvelle édition, signée Gallmeister, of course. Je continue ainsi ma conquête de l'Ouest personnelle ! 10 nouvelles à dévorer. 

2. Julius Winsome de Gerard Donovan : découvert grâce à Marie-Claude dans un billet très très alléchant célébrant le retour à la nature. Je sais qu'il s'agit ici d'un roman noir, et moi qui adore mon chien je vais souffrir avec le personnage principal  ;-)

3. Duane est dépressif de Larry McMurtry : je lis chaque McMurtry avec plaisir, je prends mon temps, j'ai encore deux ouvrages de lui qui m'attendent. Je ne me suis jamais remise du cultissime Lonesome Dove. et je n'ai pas pu résister à me procurer cet ouvrage.  Je viens de réaliser que ce livre fait aussi partie du même billet de Marie-Claude. D'une pierre deux coups !



4. Alphabet city d'Eleanor Henderson : je vous avais récemment cité ce livre dans ma chronique Ils me font de l'oeil. Ce livre est la raison principale de mon passage à la librairie. Je n'avais pas prévu la suite. Le film a été récemment adapté au cinéma.  New York, 1987 - le mouvement punk. Tout me plait ! 

5. Luke et Jon de Robert Williams : J'avoue que c'est la couverture qui m'a attiré dans ce court roman qui raconte la rencontre entre deux adolescents dans la campagne anglaise. La critique du Figaro a eu fini de me persuader : "Luke et Jon, premier roman de Robert Williams, est la chronique poétique et lapidaire d'une  rencontre brutale et touchante".

6. Terreur apache de W.R Burnett  chez Babel. Bertrand Tavernier a écrit la postface - une bonne chose que ce réalisateur participe à la résurrection de tous ces western, parfois totalement oubliés. J'ai hâte de le lire et retourner en pays apache ! Pas vous ?! 

7. Un oiseau dans la maison de Margaret Laurence pour mon Challenge Canada. J'ai hâte de découvrir cet auteur majeur dans la littérature canadienne. L'histoire de Vanessa McLeod, âgée de douze ans qui va, en racontant en huit étapes son histoire personnelle, se faire le témoin d'un clan fascinant miné par la maladie et la folie. Editons Joëlle Losfeld (très belle couverture). 

8. Jours tranquilles, brèves rencontres d'Eve Babitz : ma lecture du moment ;-) Je vous en parle très bientôt. Je change totalement de sujet puisqu'ici nous voici plongé dans la ville fascinante de Los Angeles dans le monde des starlettes et d'Hollywood. Je remercie à nouveau les éditions Gallmeister pour ce cadeau. 

9. Blé d'hiver de Mildred Walker : la couverture de ce livre et sa quatrième ont tout de suite emporté mon adhésion. L'histoire se déroule sur les terres arides du centre du .. Montana ;-) Au début des années 40. "Ne manquez pas la brillante métaphore de Blé d'hiver. C'est le type de graine le plus adapté aux grandes plaines du Montana. S'il est semé correctement au bon moment, si les dieux, le temps et la terre sont bienveillants, il donnera une récolte aussi réjouissante pour les finances que pour l'esprit. Mais s'i y a trop ou trop peu d'engrais dans le sol, si l'hiver est sévère et les vents trop violents ou qu'une tornade s'abat sur votre ferme, alors tout s'écroule : l'espoir et les finances. Cette métaphore prégnante est à l'image de la vie d'Ellen Webb, de son combat pour surmonter les difficultés, recouvrer foi et courage et comprendre enfin que sa vie et celle de ses parents a un sens."

10. Demande à la poussière de John Fante : pas une seconde d'hésitation en le voyant ! J'ai sauté dessus même si l'exemplaire a vieilli, les pages un peu jauni mais Jérôme en parle si bien dans son billet. Des histoires, me dit la quatrième, des histoires donc de loyer qu'on ne peut pas payer, et de bistrots minables où le café est pire que l'eau de vaisselle. C'est à Los Angeles. C'est triste, c'est génial, c'est plein d'amour et ça se lit d'une traite. Hautement recommandé ! Mais je vais entamer ma découverte de Fante dans l'ordre par Bandini .

11. La fin du vandalisme de Tom Drury : la faute à Marie-Claude! J'avais regardé si ma BM achetait les Drury mais non - alors quand je l'ai trouvé, comme neuf, en librairie ce soir, j'ai pas hésité une seconde : si comme moi vous n'avez jamais lu de romans signés de cet auteur Iowan, voici la présentation : "Dans le comté de Grouse, les chevaux marchent à reculons, un amant délaissé ravage la salle de bal au pied-de-biche, les tracteurs disparaissent sans explications, et les coeurs scintillent. Le shérif Dan est amoureux de la jolie Louise aux paupières qui font poink-poink. Au chaud dans leur caravane, ils s'aiment en écoutant tomber la neige. Car Grouse est de ces lieux où les flocons tintinnabulent ..  " et Elle de renchérir "C'est un petit miracle ! Ce roman épatant nous réchauffe le coeur, comme si son auteur venait de l'écrire rien que pour nous", ça donne l'eau à la bouche ?

12. Matilda de Road Dahl : un plaisir car je l'ai trouvé en anglais (je l'avais lu en anglais) pour 2 euros. J'avais consacré un billet à Road et à plusieurs de ses héros dont Matilda en 2011 sur mon autre blog. Par ici si vous êtes curieux.


Enfin, une jolie surprise dans ma boîte aux lettres, Sacré bleu de Christopher Moore ! J'adore ses livres, que j'ai encore prêtés récemment - et en voyant celui-ci, dont l'histoire me convainc encore une fois du talent de génie de cet homme, il me fallait en parler.  Dans ma chronique Ils me font de l'oeil, j'en avais parlé et une très gentille fée a eu la gentillesse de me l'envoyer ! Je remercie les éditions des Equateurs (quel joli nom) pour ce sublime cadeau ! L'histoire est rocambolesque : Van Gogh assassiné, Toulouse-Lautrec enquête .. Je sens que je vais bouleverser mon programme estival ! 

Thursday, April 23, 2015

La rivière de sang

Mon plaisir est de promener sur le web dans les catalogues des maisons d'édition et de repérer des livres plus ou moins récents. Jim Tenuto a publié La rivière de sang en 2006, il a même fait partie des finalistes pour le Prix Elle l'année suivante. Gallmeister a déniché encore une fois une petit diamant brut. Il m'était difficile d'y résister : le Montana, un ranch de bisons, les Hutterites - bref, tout cela m'a ramené quelques années en arrière à l'époque où je foulais le sol de ce magnifique État.
 
Ex-star du football universitaire et vétéran de la guerre du Golfe, Dahlgren Wallace a enfin réussi à poser ses valises. Il mène désormais une existence paisible de guide de pêche dans le ranch de Fred Lather, un magnat des médias devenu éleveur de bisons dans le Montana. Jusqu'au jour où l'un des invités de Lather se fait assassiner à quelques pas de lui. D'abord suspecté du crime, Wallace se trouve embarqué malgré lui dans une enquête où se côtoient milices néo-nazies, éco-terroristes et ranchers véreux prêts à tout pour mettre la main sur le ranch de Lather.
De faux coupables en vrais crimes, Jim Tenuto dresse avec humour le portrait acide d'une Amérique déglinguée jusque dans les paysages sauvages et menaçants du Montana.

Après un début de lecture compliqué (manque de temps), il aura fallu attendre un week-end pour que je puisse me plonger avec délectation dans les aventures de Dahlgren et avaler d'une traite les 250 dernières pages du roman, le sourire aux lèvres.
Vous aurez compris : j'ai vraiment adoré ce livre même si le personnage principal croise sur son chemin de véritables tarés cupides et avides.

Frédéric Vitoux du Nouvel Obs avait très bien résumé ce livre : "Comment définir cet excellent premier roman ? Comme un polar des grands espaces ? Un chant d'amour au Montana ? Un portrait inquiétant d'une Amérique à la dérive ? Ou comme un livre d'une tonalité plutôt gaie, rapide, tonique, où l'auteur appelle un chat un chat et ne confond pas une truite arc-en-ciel avec une cuttbow ni avec une cutthroat aux traits carmins sous les branchies. Le bonheur en somme."

Si vous êtes d'humour plutôt joyeuse, comme ce fut mon cas par ce grand soleil - vous allez le voir comme un livre tonique, gai et drôle et comme une véritable déclaration d'amour pour le Montana et la pêche à la truite. Si vous êtes d'humeur maussade, vous allez le voir comme le visage sombre de l'Amérique : celui des extrémistes en tout genre : les éco-terroristes, les milices néo-nazies et les éleveurs de bœuf prêts à tout pour récupérer la terre et tuer les bisons.

"Le moment de perfection était proche. Ma définition de la perfection inclut une rivière, de la solitude, une mouche sèche et une truite. Fabrication de nouveaux souvenirs pour remplacer les vieux. L'eau lente du ruisseau était glacée, d'un vert tourbeux. Aucun autre pêcheur ne troublait le calme des lieux."

Je ne peux que vous inciter à le lire - il reflète bien ce double visage de l'Amérique mais aussi cette période charnière où les stars hollywoodiennes (et milliardaires en tout genre) sont venus jeter leur dévolu sur les terres du Montana (et du Wyoming) pour y réaliser leur rêves de cowboys. Ce mouvement était lié en partie à Robert Redford, lui-même longtemps propriétaire d'un immense ranch et réalisateur de L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux. Suivirent d'autres films phares de cette époque : Et au milieu coule une rivière, Légendes d'Automne... Et quelques années plus tard, The Brokeback Mountain. 

J'ai d'ailleurs vu le film de Redford à Great Falls - et je me souviens de l'ambiance de la salle : les gens rigolaient et fustigeaient les clichés qu'Hollywood répandaient sur eux (ex : le cowboy ne mange que d'énormes steaks de bœuf) et les libertés prises par les scénaristes (les lieux ne coïncidaient pas avec la réalité, la réserve indienne n'était pas la bonne, etc.). Mais qu'importe, la machine était lancée. 

Je ne le cache pas : j'ai toujours rêvé de posséder un ranch au Montana, c'est clairement le paradis sur terre. Et d'y élever des bisons. Oui, mon plus grand rêve. Moi une française. Mais quand on a eu la chance d'y vivre quelque temps, difficile d'en revenir.

En attendant, lancez-vous et lisez ce livre mais avant préparez-vous à essuyer les coups tout en profitant de la beauté du Montana et de l'humour présent tout au long de ce roman.
 
Copyright Mary Koga (1972)

Dernière anecdote : c'est la première fois que je trouve un roman qui mentionne les Hutterites - quelle surprise pour moi ! Car j'avoue que je me sentais bien seule quand je prononçais leurs noms. Concrètement, cette communauté religieuse ressemble beaucoup aux Amish et aux Mennonites, bien mieux connus des français (merci Harrison Ford et Witness de Peter Weir). D'ailleurs, j'avais déjà croisé des Amish (le marché bio de Saint-Louis au Missouri les accueille par dizaine) mais j'ignorais tout des Hutterites. Ma première rencontre avec eux fut assez amusante donc j'ai décidé de vous la raconter.

J'arrivais au centre commercial de Great Falls quand j'ai aperçu sur le parking un bus scolaire jaune s'arrêter et une dizaine de jeunes gens (adolescents) en sortir - habillés comme les Amish (j'ai plus pensé à La petite maison dans la prairie j'avoue) : chapeaux de paille, chemises blanches à bretelles noires pour les garçons, foulards colorés ou à poids et robes à fleurs pour les filles. Etonnée de les voir sortir d'un bus (moderne) et encore plus lorsque je les ai vus de près : tous les jeunes arboraient au pied des baskets Nike ! 

Mon amie (et patronne) m'expliqua alors qu'il s'agissait d'Hutterites - une communauté religieuse d'origine allemande (du Tyrol), dont le chef était Jakob Hutter. Ils se sont réfugiés en Amérique au 18ème siècle. Principalement au Canada, au Sud Dakota et au Montana.  

Copyright Mary Koga  (1972)

Contrairement aux Amish qui refusent toute modernité (pas d'électricité, de gaz, de voitures, etc.), les Hutterites sont ouverts à pas mal de choses. Ma chef me proposait d'aller les rencontrer chez eux car elle connaissait une des colonies. Nous voilà parties quelques jours plus tard. Éleveurs de porcs, ils ont tout le matériel moderne (tracteurs, camions, etc.) et roulent donc en voiture. Anabaptistes, ce n'est qu'à l'adolescence que les jeunes gens se font baptiser. 
Ils parlent un vieux dialecte allemand tyrolien du 16ème Siècle, croisé avec un autre dialecte d'origine slovène (mes sept années d'allemand n'auront servi à rien). Les hommes et femmes mangent séparément (dans mon cas, dans des salles séparées). Une cloche et les prières régissent leurs vies quotidiennes. Les filles arrêtent l'école comme les garçons à l'âge de 14 ans et ils se marient très jeunes. 

Tout le monde encensait leur pain - et moi, pauvre petite française qui rêvait de baguette, je me suis jetée dessus. Erreur ! Leur pain ressemble à du pain de mie... mais très très sec (vieux de dix jours) et très salé ! Mais j'ai fait bonne figure, comme lorsque j'ai eu peur en voyant certains enfants. En effet, les Hutterites emmènent donc régulièrement les jeunes en ville au contact de la civilisation moderne. Résultat : beaucoup d'entre eux sont attirés par cette vie et quittent la communauté. Dans le cas de la colonie en question (moins de trois cent membres), cela s'est traduit par des mariages entre cousins et la consanguinité a fini par rejaillir physiquement sur les visages de plusieurs jeunes (filles et garçons) : les yeux bridés, trop écartés, une bouche légèrement déformée... Ma patronne me l'a expliqué au retour, comprenant mon désarroi. Mais il s'agit d'une exception car comme le précise l'auteur, la communauté (dans sa totalité, USA + Canada) compte environ 40 000 membres, ce qui est suffisant pour éviter ce genre de soucis. Depuis des années se sont écoulées et les choses ont du changer.

Les Hutterites avaient accepté en 1972 la venue d'une photographe Mary Koga pour prendre les photos que je présente ici mais depuis ils refusent toute photo et ont même engagé au Canada des procédures pour ne pas avoir à fournir de photos pour leurs permis de conduire. Pour information, les habits n'ont pas changé depuis cette époque. 

Si vous voyagez au Montana, n'allez jamais de vous même dans une colonie  Hutterite (ils emploient ce mot) sans y être invité. Cela serait très mal interprété. Vous avez de grande chance de les croiser de toute manière en ville ou sur la route et ils sont très gentils. 

En attendant, jetez-vous sur La rivière de sang !



Gallmeister, Totem, Traduction Jacques Mailhos, 321 pages

Tuesday, March 24, 2015

Craquage de slip....



Marie-Claude disait dans un de ses commentaires que sa PàL ne cessait de pousser à vive allure, et que lire les blogs pouvait être mauvais pour la santé (financière). Propos confirmés par Belette qui mentionne sur son blog que son banquier serait fort mécontent d'apprendre qu'elle a encore craqué...

Bref, tout ça pour dire que je me sens moins seule ;-)   

Afin de ne pas risquer de provoquer chez ma banquière une crise cardiaque, je suis allée en bouquinerie avec la ferme intention de ne pas dépenser plus de 3 euros par livre.  Opération réussie. Seulement, je n'avais pas prévu de repartir avec 7 livres.

Mais ce n'était que le début car j'avais envie depuis longtemps d'aller faire un tour à Emmaüs ... Vous auriez du voir ma tête en découvrant l'immense carré réservé aux livres.. 1h30 plus tard je repartais avec pas moins de 15 livres sous le bras, pour un prix très raisonnable fort heureusement (un billet de 20 €).

Je m'adresse ici aux étudiants en sociologie : savez-vous que recevoir le matin un nouveau livre dans le cadre d'un challenge, un deuxième le midi par votre soeur, puis récupérer deux livres mis de côté par la médiathèque pouvait entrainer chez une personne normale une forte propension à se rendre dans une bouquinerie exploser son budget ?!

Je tiens quand même à préciser que j'ai été fort minutieuse à la bouquinerie et à Emmaüs.  Dans la bouquinerie, je me suis concentrée exclusivement sur les livres de poche, puis j'ai regardé TOUS les livres par ordre alphabétique. En prenant soin, à chaque fois, de retirer 4 livres afin de voir ceux qui sont cachés derrière (j'ignore comment s'appelle ce système de rangement en épi, qui cache toujours plusieurs livres). Je commençais par le haut, puis me baissais, et j'inversais au fur et à mesure de ma progression. 

Autant dire que j'ai été rapidement repérée par le gentil libraire qui est venu me délester de mes six premiers achats. J'ai décidé d'être raisonnable et j'ai accéléré ma lecture de la T à Z (je sens les regrets pointer). 

A Emmaüs, j'ai découvert le rayon broché Gallimard, puis les policiers (Poches et brochés), puis les romans Poche et brochés. J'avais apporté un pochon en plastique qui débordait et j'ai fait pitié au vendeur qui m'a donné un sac bien plus solide.

Voici donc la fameuse liste de mes achats qui vient faire exploser ma PàL ...


A gauche d'autres achats, debout derrière mes Gallmeister qui m'attendent chaudement ;-)

1. Harold et Maude de Colin Higgins : dois-je en dire plus ? J'ai adoré le film - il me fallait donc le livre. Je ne le cherchais pas mais comme par miracle il m'attendait sagement caché derrière un épais volume.

2. La chambre des officiers de Marc Dugain : j'avais beaucoup aimé L'avenue des Géants et j'ai lu tout récemment sur un blog une chronique enchantée sur ce livre. Impossible de me souvenir où. En tout état de cause, j'ai su qu'il rentrerait avec moi dès que je l'ai vu. 

3. Le temps des prodiges d'Aharon Appelfed : ni l'auteur, ni le titre ne m'étaient familiers mais comme je souhaite toujours découvrir de nouveaux auteurs j'ai jeté un oeil sur la quatrième de couverture. Une histoire sombre (la montée du nazisme et son impact sur une famille dont le père va peu à peu perdre tous ses droits) m'a interpelée.

4. L'homme au parapluie et autres nouvelles de Road Dahl : dois-je en dire plus ? J'adore cet auteur. J'ai failli acheter tous ses autres livres (ici en version française, je ne le connaissais qu'en anglais).

5. La vierge froide et autres racontars par Jorn Riel : idem.  J'ai découvert cet auteur et ses contes nordiques hilarants grâce à une proche amie, alors j'ai craqué et j'ai failli acheter un autre ouvrage de lui (je regrette déjà). Avec lui vient la promesse de passer du bon temps. 

6. La maison de Lalia et autres nouvelles de Ludmila Oulitskaïa : j'ai retrouvé le plaisir de lire des nouvelles et j'aime bien la collection de Folio à 2 euros. Ici une plongée dans la vie des habitants en Russie qui vivent dans ces appartements communautaires où sont partagées cuisine et sanitaires (une коммунальная квартира).

7. Ida (et une seconde nouvelle) d'Irène Némirovsky : ici c'est la plongée dans les années 30, le tout Paris, le cabaret. En route ! 

8. Le liseur de Bernhard Schlink : j'avais vu et beaucoup aimé le film avec Kate Winslet et j'avais très envie de le lire. Une édition brochée Gallimard soignée.

9. Les Bienveillantes de Jonathan Littell : le pavé (896 pages) ! Mais je ne pouvais pas passer à côté, surtout en broché Gallimard. Mais à lui seul, il pèse bien 1 kg!

10. La chambre aux échos de Richard Powers : quand j'ai vu le livre (broché Le Cherche Midi), j'ai été attirée par la couverture puis j'ai lu le résumé. Vainqueur du National Book Award : "Ce roman aborde la question de l'identité et de la condition humaine, sans jamais se départir d'un remarquable sens du récit et de l'intrigue". Que demander de plus ?

A droite ma PàL (une partie dont les cadeaux de Noël et le partenariat)

11. Un hiver à New York de Lee Stringer : idem. Le récit bouleversant d'un homme en proie à deux obsessions : le crack et l'écriture.  Kurt Vonnegurt a écrit "au jour du jugement dernier, les anges distingueront Lee Stringer pour son humanité". Bon signe, non ?

12. Le lit d'Aliénor de Mireille Calmel (l'intégrale) : j'ai lu très peu de romans historiques, et à Emmaüs j'aurais pu acheter des collections entières. Pour commencer, j'ai préféré prendre celui-ci dont le succès n'a jamais été démenti (environ 700 pages).

13. La chorale des maîtres bouchers de Louise Erdrich : ici c'est facile : le nom de l'auteur a suffi pour que je me saisisse de ce livre. De surcroît, la couverture est superbe (Le livre de Poche) et la quatrième dit "Un roman d'une richesse presque inimaginable : l'exploration d'un monde où les bouchers chantent comme les anges".

14. Journal 1931-1934 d'Anaïs Nin : J'avais déjà lu des extraits et écouté avec amour Guillaume Gallienne raconter sa vie. Ici le premier des quatre tomes, Anaïs a onze ans et s'embarque pour l'Amérique...

15. La mort du roi Tsongor de Laurent Gaudé : un classique dont je ne cesse d'entendre parler. Il était temps qu'il rejoigne ma bibliothèque (et que je découvre Gaudé par la même occasion).

16. Dans les replis du temps de Kate Atkinson : J'aime beaucoup cette romancière que je n'ai pas lu depuis des années, j'ai hésité mais je suis heureuse de l'avoir pris.

17, 18 et 19. Le temps d'Anaïs, La Boule noire et Maigret a peur : 3 romans de George Simenon réunis dans un seul ouvrage dans la collection George Simenon. J'ai déjà lu 2 ou 3 enquêtes de Maigret et j'ai adoré (alors que je détestais la série télévisuelle).  Une lecture agréable à venir.

Je vous fais grâce des deux livres cuisine et d'un autre livre acheté ....que j'ai déjà!

20. Je me dois d'ajouter à ces lectures un très joli livre reçu en cadeau (merci à toi Marie-Claude, pour ne pas te citer) Le ravissement des innocents par Taiye Selasi.  Je suis trop gâtée, je le sais ! 

Et quand on parle d'être gâtée, ceux qui me suivent sur FB auront vu qu'une fée est passée (Ekaterina) et m'a déposé 3 jolis livres dans ma boîte aux lettres... J'ai sauté de joie en apercevant l'enveloppe ! Je suis en train de lire le premier car l'auteur, Benjamin Whitmer, vient à Nantes dans une semaine. 

Au final, voici ma nouvelle PàL....  car il existe l'autre PàL .. l'ancienne, celle bien rangée dans ma bibliothèque...  bon un jour je vous la montrerai...   (Traduction : j'ai trop honte).




Il est donc clair qu'il est temps : 

1. D'arrêter d'acheter et d'emprunter des livres car à cette allure-là mon banquier va faire un malaise et je vais marcher sur les livres.. 

2. De me faire une vraie liste de lectures à venir (Marie-Paule le fait aussi et je crois que j'en ai besoin) - liste que je vais vous dévoiler dans un prochain billet (il suffit juste de faire un choix...)

3. Et par lectures, j'entends celles provenant de ma PàL .... et de mon tout nouveau partenariat avec vous savez qui 


EDIT : j'ai écrit ce billet le matin et l'après-midi même je ne respectais ni le point 1, ni le point 3. Je me suis rendue à la médiathèque retourner des livres et c'était impossible de repartir les mains vides.  Un seul cependant. Enfin, sans compter un autre roman que j'ai réservé mais qu'il me fallait : Une disparition inquiétante de Dror Mishani.  Je m'améliore donc  ;-)